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De mystérieux microbes teintent le Groenland de rose, accélérant la fonte des glaces


Un écosystème d’algues étonnamment prospère teinte non seulement le Groenland de rose, mais contribue aussi à la fonte de l’une des plus grandes étendues d’eau glacées du monde.
La décoloration de la neige n’est pas qu’un phénomène arctique. « C’est en fait un phénomène mondial », explique Alexandre Anesio, biogéochimiste de l’université de Bristol, en Angleterre.
« Pour que ces algues prolifèrent, il faut simplement réunir de bonnes conditions, qui impliquent au minimum des nutriments de base et la fonte des glaces », explique Anesio. « À mesure que le climat se réchauffe, la disponibilité d’eau liquide créée par la fonte des neiges augmente, favorisant la croissance des algues.»
« À mon sens cela pose de plus en plus problème dans les glaciers arctiques, alpins et himalayens », estime-t-il. Des étendues rouges et de glace brune apparaissent également en Antarctique.
Et les experts ne tiennent pas compte de l’effet de ces algues dans leur projection de l’élévation globale du niveau de la mer, malgré les preuves de leurs effets sur les glaciers du monde entier.
 
LA PROLIFÉRATION DES ALGUES
Martyn Tranter est un biogéochimiste polaire à l’Université de Bristol au Royaume-Uni et est à la tête de Black and Bloom, un projet pluriannuel visant à comprendre comment et pourquoi la calotte glaciaire du Groenland est en train de fondre. « Les températures de réchauffement à elles seules ne peuvent expliquer l’augmentation de la fonte. Il est donc essentiel de comprendre tous les facteurs de la fonte des glaces », explique-t-il.
Selon lui, l’un de ces facteurs est l’obscurcissement causé par les efflorescences d’algues qui envahissent chaque été la glace du Groenland parsemée de neige.
« Ces algues sont des organismes photosynthétiques qui produisent des molécules qui les protègent du soleil. En été, en Arctique, elles restent au-dessus de l’horizon jusqu’à 24 heures par jour », explique M. Tranter.
La surface plus foncée abaisse son « albédo » ou sa capacité à refléter la lumière du soleil dans l’espace, ce qui entraîne une plus grande absorption de lumière et une plus grande fonte des glaces.

Comme les algues se propagent sur de plus grandes surfaces de la calotte glaciaire, leurs effets ne devraient être que plus étendus, ce qui entraînera une fonte encore plus importante. Une étude récente a révélé que la prolifération des algues pouvait contribuer à faire fondre jusqu’à 13 % de glace en plus au cours d’une saison.
« C’est un cercle vicieux, comme cela arrive souvent avec le changement climatique », explique Joseph Cook, chercheur sur les glaciers à l’Université de Sheffield au Royaume-Uni et membre de l’équipe Black and Bloom. « Plus de chaleur signifie plus d’eau de fonte et une plus grande surface dans laquelle les algues peuvent se développer, ce qui rend la glace plus foncée et plus encline à fondre. »
La calotte glaciaire du Groenland est la plus grande surface de glace de l’hémisphère nord. Chaque année, le Groenland perd 270 milliards de tonnes de glace à mesure que la planète se réchauffe, ajoutant plusieurs millimètres au niveau de la mer. La fonte des glace s’accélère d’année en année, et si toute la calotte glaciaire venait à fondre, cela augmenterait le niveau de la mer de 6 mètres.
Les scientifiques s’inquiètent du fait que si cette calotte fond plus rapidement, les effets se feront sentir dans les zones côtières, de New York à Shanghai, en passant par Miami, ainsi que dans les zones basses comme le Bangladesh et l’Indonésie.
Jusqu’à présent, les proliférations n’ont pas été prises en compte comme facteur contribuant à la fonte des glaces de l’Arctique au rythme sans précédent constaté aujourd’hui. Cette hypothèse, par exemple, n’a pas été incluse dans les estimations relatives à l’élévation du niveau de la mer publiées par le Groupe d’experts intergouvernemental de l’ONU sur l’évolution du climat dans son dernier rapport datant de 2013.
Tranter veut que cela change. « Notre mission est d’accoler à ce sujet des chiffres précis – quelle partie de la calotte est noircie ? Sur quelle étendue ? Quelle quantité de glace fond en conséquence ? Ce sont les réponses à ces questions qui nous permettront d’estimer la quantité de glace qui pourrait fondre et d’améliorer ainsi nos prévisions d’élévation du niveau de la mer », dit-il.

Finlande : les paysages féeriques du parc national d’Oulanka

Aujourd’hui c’est voyage. 

Nous allons partir en voyage en Finlande avec de somptueuse photo du parc d’Oulanka. Bon voyage photo. 

Un magnifique signe chanteur dans un brouillard matinal 

Épicéas avec un ciel magnifique 




À l’heure du crépuscule hivernal, la rivière Kitka forme un tourbillon au-dessus des rapides de Jyrävä.

Info des infos du site

Ça fait très longtemps que je n’est rien fait sur ce site pour des raisons d’un manque de temps intense maintenant les articles seront plus fréquents 

Le Japon sous la neige : entre aventures et émerveillement

Le printemps n’est pas la seule saison où les gens admirent les merveilleux espaces naturels du Japon. Alors que les cerisiers en fleurs attirent tous les regards, l’hiver dans ce pays est d’une grande beauté et offre de multiples possibilités pour les aventuriers. Destination de plus en plus populaire chez les amateurs de ski, ce pays offre aux passionnés de nombreux hébergements pour découvrir cette féerie hivernale.

Des milliers de créatures prospèrent dans l’obscurité des océans

Plongez dans l’océan et vous voilà en train de nager parmi des milliers de minuscules créatures : des larves de poissons, de pieuvres, d’oursins et de crustacés ayant tout juste éclos et en passe d’évoluer vers l’âge adulte. En compagnie des plantes et d’autres organismes, ces créatures constituent la base de la chaîne alimentaire marine et sont de véritables sources de vie.
Le photographe Ryo Minemizu a consacré 20 ans de sa vie à plonger au large des côtes japonaises et à mettre au point une technique secrète visant à révéler la beauté complexe de ces créatures. Sa série de photographies intitulée « Le monde secret du plancton »


Une paralarve de Thysanoteuthis rhombus, un type de calmar. « Il prend une pose insolite, levant les nageoires le long de son corps », dit Ryo Minemizu de cette pose de combat.


La larve d’un ver sipunculien flotte dans l’eau. Cette créature habite la couche limite benthique, dans le sable ou sous la roche. « Les adultes sont longs, fins et grotesques », explique le photographe. « Cependant, certaines larves sont magnifiques, à l’image de celle ci-dessus. »


La forme larvaire d’une méduse Aglaura hemistoma.

La hausse des températures fait changer de sexe les tortues marines

La colonie de tortues vertes la plus importante de l’océan Pacifique est en train de connaître une crise, vraisemblablement due à la hausse des températures. Ce problème pourrait-il se propager à l’échelle planétaire ?


Sexe et chaleur peuplaient l’imaginaire des spécialistes des tortues lorsqu’ils sont arrivés sur l’île Ingram, en Australie.
Les tortues vertes du Pacifique passent des années à naviguer dans les eaux de cette aire d’alimentation du nord de l’Australie. Elles s’y nourrissent d’algues marines avant de rejoindre des zones de nidification, où elles se reproduisent et pondent leurs œufs. Une question taraudait les scientifiques : ils souhaitaient distinguer les reptiles mâles des reptiles femelles.
Observer une tortue marine ne suffit pas toujours à déterminer son sexe ; les chercheurs se sont donc lancés dans un « rodéo de tortues ». Debout sur des esquifs, ils se sont précipités sur des tortues qui flottaient dans les eaux, s’élançant comme des taureaux sur la carapace des animaux. Après avoir amené en douceur chaque tortue sur la berge, ils ont prélevé des échantillons ADN et sanguins et réalisé de minuscules incisions afin d’examiner les gonades des tortues.
Le sexe d’une tortue de mer étant déterminé par la chaleur du sable qui couve les œufs, les scientifiques s’attendaient à constater un nombre de femelles légèrement plus important. En effet, le réchauffement climatique a engendré une hausse des températures de l’air et de la mer qui se traduit chez ces créatures par un plus grand nombre de progénitures femelles. Ils ont alors découvert que les tortues marines femelles issues de la colonie des tortues vertes la plus importante de l’océan Pacifique étaient plus nombreuses que les mâles, avec au moins 116 femelles pour un mâle.
« Ces résultats sont extrêmes, dans tous les sens du terme », rapporte Camryn Allen, spécialiste des tortues auprès de la National Oceanic and Atmospheric Administration d’Hawaï. « Il est question d’une poignée de mâles, face à des centaines et des centaines de femelles. Ces résultats nous ont laissés sans voix. »
La nouvelle étude publiée dans Current Biology début janvier par Camryn Allen et ses collègues ne fait que s’ajouter à la liste des études suggérant le lien entre hausse des températures et accroissement des femelles chez les populations de tortues marines. Elle constitue toutefois la recherche la plus détaillée à ce jour, qui montre l’ampleur du problème et soulève de nouvelles questions sur les menaces pesant sur les tortues marines à l’échelle mondiale (mais aussi sur les espèces tributaires des températures, des alligators aux iguanes en passant par les capucettes béryl, un poisson essentiel pour de nombreux cours d’eau et estuaires.


Les résultats étaient bien pires que ce que nous imaginions »
Les tortues vertes de l’est australien, dont le poids peut atteindre 227 kilos et les carapaces en forme de cœur plus d’1,20 mètre de diamètre, font leur nid essentiellement dans deux lieux : un chapelet d’îles situé près de Brisbane, le long de la Grande Barrière de corail, ainsi que sur l’île de Raine, une goutte de sable et d’herbes enclavée située à 1 200 kilomètres au nord.

Davantage d’études doivent être menées afin d’évaluer l’ampleur du changement de sexe chez les tortues vertes d’autres régions du monde, à l’image de ce reptile évoluant dans les îles Galápagos.

Exclusif : Images de l’épave du Titanic, un siècle après son naufrage

Le 15 avril 1912, à 2h20, l’« insubmersible » RMS Titanic sombre dans les profondeurs, emportant avec lui 1 500 personnes. Plus d’un siècle plus tard, la célèbre épave nous apparaît sous un jour nouveau grâce aux nouvelles technologies.

L’épave sommeille dans les profondeurs, conglomérat d’acier corrodé disséminé sur plusieurs centaines d’hectares dans les fonds marins de l’Atlantique Nord. Des champignons grignotent la carcasse. De curieuses formes de vie incolores, insensibles à la pression écrasante, parcourent ses remparts rongés. Depuis la découverte de l’épave en 1985 par les explorateurs Robert Ballard et Jean-Louis Michel, il est arrivé qu’un robot ou qu’un navire submersible balayent les parois lugubres du Titanic, envoient un faisceau sonar dans sa direction, prennent quelques photos puis repartent.
Ces dernières années, des explorateurs comme James Cameron et Paul-Henry Nargeolet nous sont revenus avec des images de plus en plus précises de l’épave. Pour autant, c’est comme si nous l’apercevions à travers un trou de serrure, limités par le pont flottant dans les eaux et l’étendue des faisceaux d’un sous-marin. Nous ne sommes jamais parvenus à saisir les relations qui unissent les pièces hétéroclites du navire, ni à appréhender les coulisses de ce naufrage dans son intégralité.
C’est désormais possible. Sur un terrain de l’Institut océanographique de Woods Hole, à bord d’une remorque sophistiquée, William Lange se tient au côté d’une carte agrandie du Titanic, une mosaïque dont la reconstitution minutieuse a pris des mois. Au premier abord, l’image fantomatique semble représenter l’image de la lune : le fond marin est marqué d’innombrables stries ainsi que de cratères formés par des rochers que des icebergs en fonte déposent depuis des millénaires.
L’épave sommeille dans les profondeurs, conglomérat d’acier corrodé disséminé sur plusieurs centaines d’hectares dans les fonds marins de l’Atlantique Nord. Des champignons grignotent la carcasse. De curieuses formes de vie incolores, insensibles à la pression écrasante, parcourent ses remparts rongés. Depuis la découverte de l’épave en 1985 par les explorateurs Robert Ballard et Jean-Louis Michel, il est arrivé qu’un robot ou qu’un navire submersible balayent les parois lugubres du Titanic, envoient un faisceau sonar dans sa direction, prennent quelques photos puis repartent.
Ces dernières années, des explorateurs comme James Cameron et Paul-Henry Nargeolet nous sont revenus avec des images de plus en plus précises de l’épave. Pour autant, c’est comme si nous l’apercevions à travers un trou de serrure, limités par le pont flottant dans les eaux et l’étendue des faisceaux d’un sous-marin. Nous ne sommes jamais parvenus à saisir les relations qui unissent les pièces hétéroclites du navire, ni à appréhender les coulisses de ce naufrage dans son intégralité.
C’est désormais possible. Sur un terrain de l’Institut océanographique de Woods Hole, à bord d’une remorque sophistiquée, William Lange se tient au côté d’une carte agrandie du Titanic, une mosaïque dont la reconstitution minutieuse a pris des mois. Au premier abord, l’image fantomatique semble représenter l’image de la lune : le fond marin est marqué d’innombrables stries ainsi que de cratères formés par des rochers que des icebergs en fonte déposent depuis des millénaires.
L’épave sommeille dans les profondeurs, conglomérat d’acier corrodé disséminé sur plusieurs centaines d’hectares dans les fonds marins de l’Atlantique Nord. Des champignons grignotent la carcasse. De curieuses formes de vie incolores, insensibles à la pression écrasante, parcourent ses remparts rongés. Depuis la découverte de l’épave en 1985 par les explorateurs Robert Ballard et Jean-Louis Michel, il est arrivé qu’un robot ou qu’un navire submersible balayent les parois lugubres du Titanic, envoient un faisceau sonar dans sa direction, prennent quelques photos puis repartent.
Ces dernières années, des explorateurs comme James Cameron et Paul-Henry Nargeolet nous sont revenus avec des images de plus en plus précises de l’épave. Pour autant, c’est comme si nous l’apercevions à travers un trou de serrure, limités par le pont flottant dans les eaux et l’étendue des faisceaux d’un sous-marin. Nous ne sommes jamais parvenus à saisir les relations qui unissent les pièces hétéroclites du navire, ni à appréhender les coulisses de ce naufrage dans son intégralité.
C’est désormais possible. Sur un terrain de l’Institut océanographique de Woods Hole, à bord d’une remorque sophistiquée, William Lange se tient au côté d’une carte agrandie du Titanic, une mosaïque dont la reconstitution minutieuse a pris des mois. Au premier abord, l’image fantomatique semble représenter l’image de la lune : le fond marin est marqué d’innombrables stries ainsi que de cratères formés par des rochers que des icebergs en fonte déposent depuis des millénaires.

En y regardant de plus près, le site semble jonché de déchets laissés par l’homme — un agglomérat de lignes et de sphères, de ferraille et d’éclats dignes d’un tableau de Jackson Pollock. William Lange se tourne vers son ordinateur et désigne une zone sur la carte, générée grâce à la superposition de données optiques sur l’image du sonar. Il zoome sur cette partie, encore et encore. La proue du Titanic apparaît alors sous un filtre granuleux, de même qu’un trou noir béant où surgissait autrefois sa cheminée avant ainsi qu’un panneau d’écoutille, abandonné dans la boue à une centaine de mètres au nord. L’image présente de nombreux détails : on distingue un crabe blanc claudiquant sur une rambarde.
L’épave entière du Titanic, ses poteaux, ses bossoirs, ses chaudières, se trouvent désormais à portée d’une souris d’ordinateur. Ce déluge autrefois indéchiffrable est devenu la photographie de la scène d’un accident en haute résolution, dont les composantes se distinguent très clairement dans l’obscurité. « Nous savons désormais où chaque chose se trouve », explique William Lange. « Les projecteurs s’allument enfin, un siècle plus tard. »

Bill Lange dirige le laboratoire d’imagerie et de visualisation de l’Institut océanographique de Woods Hole, sorte de studio photographique de pointe des profondeurs. À quelques pâtés de maisons du port pittoresque de Woods Hole, au sud-ouest de la péninsule du Cap Cod, ce laboratoire ressemble à une caverne faite de panneaux acoustiques remplie de téléviseurs haute définition et d’ordinateurs vrombissants. Bill Lange a participé à la première expédition de Ballard, à l’origine de la découverte de l’épave. Depuis, il n’a cessé de sonder le site à l’aide de caméras de plus en plus sophistiquées.

Deux des moteurs du Titanic sont exposés dans une section transversale béante de la poupe. Drapées dans des «

rusticles » – des stalactites de rouille créées par des bactéries mangeuses de fer – ces structures massives alimentaient

autrefois le plus grand objet artificiel en mouvement sur Terre.

La montre de poche d’un gentleman a été découverte dans un étui en argent, réglée à l’heure de New York en prévision

d’une arrivée prochaine.

Ces images sont le résultat d’une ambitieuse expédition de plusieurs millions de dollars entreprise d’août à septembre 2010. Trois véhicules robotisés de pointe les ont capturées, survolant les abysses à différentes altitudes, via de longs itinéraires préprogrammés. Munis d’une multitude de sonars multi-faisceaux à balayage latéral ainsi que de caméras optiques haute définition, ces robots ont « tondu la pelouse », effectuant des allers et retours sur une parcelle de cinq à huit kilomètres sur le plancher océanique. Ces données ont été assemblées de façon numérique jusqu’à créer une image haute définition immense où chaque élément a été quadrillé et géolocalisé avec précision.


Ce chapeau de feutre doublé de fourrure de lapin appartenait vraisemblablement à un homme d’affaires. À cette époque,

l’habit et la coiffe étaient particulièrement révélateurs du statut social.

« Cette découverte change la donne », s’enthousiasme James Delgado, archéologue auprès de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et directeur scientifique de l’expédition. « Avant, tenter d’appréhender le Titanic revenait à tenter d’appréhender Manhattan à minuit sous une pluie torrentielle avec une lampe de poche. Le site peut désormais être compris et mesuré, et nous disposons d’éléments précis. Au cours des prochaines années, cette carte historique pourrait donner une voix aux personnes réduites au silence, englouties par les eaux froides. »
En quoi l’épave du RMS Titanic est-elle si spéciale ? Pourquoi, un siècle plus tard, les gens consacrent-ils encore autant de leur génie technologique et intellectuel à cette carcasse métallique, située à plus de 3 000 mètres de profondeur ? Pourquoi, à la manière de Pearl Harbor et de quelques autres zones sinistrées, le Titanic exerce-t-il un magnétisme si fort sur notre imaginaire ?
Pour certains, l’extravagance brutale de la débâcle du Titanic est au cœur de son attraction. Il s’agit d’une histoire de superlatifs : comment un navire si imposant et si grand a-t-il pu sombrer dans des eaux si froides et si profondes ? Pour d’autres, les personnes à bord sont à l’origine de la fascination autour du Titanic. Le naufrage du Titanic aura duré 2h40, soit une durée suffisante pour que 2 208 représentations tragiques aient lieu sous les lumières flamboyantes du navire. Si l’on dit qu’un lâche se serait vêtu d’une tenue de femme pour accéder aux canots de sauvetage, la plupart des passagers étaient dignes, voire héroïques. La capitaine n’a pas bougé du pont, le groupe a continué de jouer et les alarmes de détresse des transmetteurs sans fil Marconi n’ont cessé de retentir jusqu’à la fin. La majorité des passagers n’a pas décollé l’oreille de sa station de radio de l’époque édouardienne. Leurs derniers instants constituent un sujet d’intérêt universel, une danse macabre qui ne s’arrête jamais.

Lascaux, la  »chapelle Sixtine de la préhistoire »

Une nouvelle et plus complète reproduction de la plus célèbre grotte ornée du monde a ouvert ses portes à Montignac, en Dordogne, à 500 m de l’originale. Visite guidée de la « chapelle Sixtine de la préhistoire ».

À peine entre-t-on qu’une mystérieuse licorne nous indique le chemin. Un pas de plus et la course folle de petits chevaux nous mène jusqu’à deux aurochs qui, face à face, semblent se jauger. Nous voici dans la salle des Taureaux. Là, il y a environ 20 000 ans, des artistes ont réalisé une oeuvre époustouflante. Autour de nous et au plafond, l’art fuse de toutes parts. Un bestiaire préhistorique et des tracés géométriques s’entremêlent. Dans un passage plus étroit, on découvre la tête d’un cerf, au milieu d’un enchevêtrement d’autres traits gravés dans la roche. Encore quelques pas et la voûte s’élève. Sur le mur, une imposante vache noire croise tranquillement un troupeau de chevaux.
On frissonne, subjugué par la beauté de ce qui nous entoure. Mais également parce qu’il ne fait ici que 13 °C. La température d’une grotte. D’une vraie grotte. Histoire d’oublier un peu plus que nous ne sommes que dans une réplique, un fac-similé. Bienvenue à Lascaux 4, la toute nouvelle reproduction en taille réelle d’un monument majeur de l’art pariétal, qui ouvrira le 15 décembre prochain.
Lascaux, l’originale, en est à sa troisième copie. Avec ses quelque 2 000 figures gravées et peintes, elle est considérée comme l’une des grottes ornées les plus importantes du Paléolithique. Sa découverte par quatre adolescents intrépides, en septembre 1940, a aussi joué un rôle dans sa renommée.
« J’avais 13 ans et j’étais en vacances à Montignac (Dordogne), se souvient Simon Coencas, dernier “inventeur” encore vivant de la grotte. Un “grand”, Marcel Ravidat, nous a proposé, à Jacques Marsal, Georges Agniel et moi, de descendre avec lui dans un trou qu’il avait repéré. On espérait découvrir le trésor d’un manoir, mais on a trouvé toutes ces peintures. Ce sont les réactions des gens qui, plus tard, m’ont fait réaliser à quel point c’était extraordinaire. »

La grotte, parfois étroite, mesure 235 m de long. Les adolescents en parcourent les galeries tantôt en marchant, tantôt en rampant. Partout, ils distinguent des fresques multicolores et des gravures. L’instituteur du village est prévenu. Puis l’abbé Henri Breuil, le grand préhistorien de l’époque, est appelé pour authentifier les lieux. Dans la foulée, le classement aux monuments historiques est officialisé. Et, dès 1948, l’espace est ouvert au public.
La cavité connaît un succès phénoménal. Mais elle accueille trop de monde. Après seulement quelques années, le dioxyde de carbone dégagé par les centaines de visiteurs commence à stagner. Il faut installer d’énormes machines à ventiler pour éviter les évanouissements. La grotte elle-même résiste mal à cette fréquentation massive.

Le tourisme de la misère, une pratique très controverséeDepuis plus d’un siècle, des touristes partent à la découverte des quartiers les plus pauvres et les plus marginalisés au monde.

Dans la capitale des Philippines, des centaines de bidonvilles ont investi les berges du fleuve, les bords des voies ferrées et des décharges. Ce quartier de Manille possède le plus grand nombre d’habitants, alors que la ville est déjà l’une des plus peuplées au monde. Parmi les 12 millions d’habitants de Manille, environ 3 millions d’entre eux vivent dans des bidonvilles.
Manille est l’exemple parfait d’un problème mondial. Selon les Nations Unies, environ 1/4 de la population urbaine au monde vit dans des bidonvilles. Et ce chiffre augmente rapidement.
Si les touristes viennent à Manille pour visiter son patrimoine culturel riche, certains d’entre eux ressentent le besoin de quitter la sécurité du centre historique pour découvrir l’inégalité qui règne dans la ville. Aux Philippines, comme au Brésil et en Inde, des tours opérateurs répondent à la demande et proposent des visites guidées des bidonvilles. Au cours de celles-ci, les touristes se promènent dans les quartiers les plus pauvres et les plus marginalisés des villes.
Mais le tourisme des bidonvilles, qui pose de nombreuses questions éthiques, fait débat. Pour beaucoup, ces visites guidées des bidonvilles, aussi appelées tourisme de réalité, tourisme d’aventure ou tourisme de la pauvreté, ne sont rien de plus que des visiteurs privilégiés qui regardent bouche-bée des personnes moins chanceuses qu’elles. Pour d’autres, ce type de tourisme permet aux visiteurs étrangers de découvrir la réalité du pays et de donner aux communautés locales. Les touristes devraient-ils fermer les yeux ?l


Si ce phénomène de tourisme des bidonvilles n’est pas nouveau, il a beaucoup changé depuis ses débuts. Dans les années 1860, le mot « Slumming », qui signifie « aller ou se rendre souvent dans des bidonvilles pour des raisons peu honorables, se balader avec l’objectif de faire quelque chose d’immoral » a été ajouté au Oxford English Dictionary. En septembre 1884, le New York Times publie un article sur ce nouveau loisir tendance venu de l’autre côté de l’Atlantique : « Le terme « slumming » est en passe de devenir cet hiver une forme de dispersion à la mode chez nous, qui a été créée par nos cousins britanniques ».
Vers 1840, de riches Londoniens ont ainsi pris leur courage à deux mains pour visiter le quartier de l’East End, connu pour sa mauvaise réputation. Ils faisaient cela soi-disant par charité et étaient parfois accompagnés par la police. Ce nouveau loisir est ensuite apparu à New York, lorsque de riches touristes britanniques ont voulu comparer les quartiers pauvres du Royaume-Uni à ceux de pays étrangers. La pratique, qui s’est étendue jusqu’à la côte de San Francisco, a alors été inscrite dans les guides touristiques des villes. Des groupes de visiteurs se baladaient donc dans des quartiers comme Bowery ou Five Points à New York, où ils se rendaient dans des maisons closes, des saloons et des fumeries d’opium.

Le potentiel commercial de l’activité a alors été déterminé : des acteurs étaient engagés pour jouer des drogués ou des gangsters qui mettaient en scène des agressions dans les rues. Le comble aurait été que les touristes demandent un remboursement ou rentrent chez eux déçus de ce qu’ils avaient pu voir.

Les photos extraordinaires des animaux marins 

Un ange de mer du Pacifique (Squatina californica), sur l’île de Santa Catalina, en Californie.

Cap Cod, Massachusetts.

Atoll d’Aldabra, Seychelles.

Roussette des Galápagos, îles Galápagos, Équateur.

Ce requin-lézard a été découvert par un pêcheur à Numazu, au Japon ; un événement rare puisque ces requins évoluent

à 600 mètres de profondeur. Le requin a ensuite été transféré au parc marin d’Awashima.